Célébration du service d’une infirmière militaire

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Article / Le 9 mars 2020 / Numéro de projet : 20-0028

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Par Lisa Nault, Affaires publiques de l’Armée, avec l’aide de documents de Sean Whitcomb

Saint John (Nouveau-Brunswick) — La Journée internationale des femmes est l’occasion de mettre en lumière les contributions de nombreuses Canadiennes qui ont servi leur pays, comme Marjorie Whitcomb (née Horsnell). Poussée par son goût de l’aventure, Marjorie s’est enrôlée dans le Corps de santé royal de l’Armée canadienne à titre d’infirmière militaire en 1949, à l’âge de 23 ans.

« Lorsque j’ai reçu l’appel m’informant que j’avais été acceptée, je ne voulais pas aller seule à Toronto pour l’instruction. Je leur ai donc répondu que je n’irais qu’à la condition que mon amie Jan [Moore] puisse venir elle aussi », se souvient-elle. « J’ignorais que les militaires étaient prêts à accepter une telle demande, mais quoi qu’il en soit, ils nous ont prises toutes les deux! »

En 1951, elle a été affectée à l’hôpital général du Commonwealth, à Kure (Japon), en compagnie de son amie Jan, afin d’y traiter des survivants de la ville voisine d’Hiroshima.

« Nous avons travaillé très fort et avons été témoins de la destruction causée par la bombe atomique. Nous avons rencontré quelques survivants. Certains d’entre eux avaient été grièvement brûlés par l’explosion. Je me suis fait beaucoup d’amies et je suis restée en contact avec certaines d’entre elles après la guerre, mais les femmes que j’ai le mieux connues sont toutes décédées aujourd’hui. »

Durant la guerre de Corée, Marjorie a passé deux mois dans un hôpital de Séoul (Corée), à traiter des militaires blessés. Elle se souvient distinctement des conditions de vie épouvantables dans lesquelles les Coréens déplacés en raison de la guerre et des efforts colossaux déployés pour essayer de leur fournir des soins médicaux. Malgré ces conditions extrêmes, Marjorie et ses consœurs infirmières militaires parvenaient à se changer les idées à l’occasion.

« En Corée, nous ne disposions pas des meilleures installations. Nous devions prendre une jeep pour nous rendre à d’autres mess pour prendre une douche. Les routes poussiéreuses n’étaient pas pavées, alors à notre retour à notre mess et à l’hôpital, nous étions aussi sales qu’à notre départ. Nous avons rencontré beaucoup de gens durant nos visites, et les Américains étaient très gentils envers nous. Ils avaient plus de commodités que nous. J’ai mentionné ce fait à l’un des officiers américains et, le lendemain, un planton s’est présenté à notre hôpital avec une caisse de Coca-Cola. Ils faisaient parfois atterrir un hélicoptère à proximité et nous amenaient faire des balades aussi. Je n’étais jamais montée à bord d’un hélicoptère auparavant. »

À leur retour au Canada, elle a été affectée au camp Chilliwack, en Colombie-Britannique. Elle y a rencontré le capitaine (devenu major par la suite) G.M. Whitcomb, et ils se sont mariés en 1955. En 1960, ils sont retournés dans leur Nouveau-Brunswick natal et y ont élevé leurs quatre enfants. Marjorie, maintenant âgée de 94 ans, assiste à la cérémonie annuelle du jour du Souvenir tenue à Saint John, mais demeure très humble lorsqu’il est question de son service durant la guerre.

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